Nos missions

Le but premier d’A.C.R. vise à stériliser et à tatouer les chats de la rue pour enrayer la prolifération et donner à ces chats le statut de "chats libres".

Stérilisé, immatriculé et domicilié, le chat libre devient un chat citoyen !

A.C.R. intervient sur différents départements d’Île de France. Ses actions couvrent plusieurs aspects : la capture, la sortie de chats de fourrière, le refuge, la gestion des chats libres, les activités sociales, la sensibilisation pédagogique, la médiation, les études de terrain.

Capture des chats errants

La capture nécessite des personnes formées, patientes et motivées ainsi que du matériel adapté (trappes, cages, module de transport).

Sortie des chats de fourrière

Lorsque nous en avons la possibilité, nous récupérons les chats à l’issue de leur temps de fourrière. Nous contribuons ainsi à sauver ces chats qui, autrement, seraient euthanasiés.

Stérilisation et tatouage des chats

Cette action est assurée par un vétérinaire. Le chat est Immatriculé au Fichier National Félin. Avec cette identité, il est protégé contre les captures en vue d’euthanasie, les trafics en tout genre.

2 types de chat sont capturés et stérilisés :

Des chats libres 
Qu’ils soient nés dans la rue ou ayant repris leur autonomie par rapport à l’homme, ces chats vivent dans la rue, le plus souvent sous la protection d’un nourricier.
Des chats de compagnie
Certains chats capturés se révèlent être des chatons ou des chats de compagnies, perdus ou abandonnés. Ils ont donc besoin de trouver un foyer. Nous nous efforçons de les placer au plus vite.

Nous accueillons l’ensemble de ces chats dans notre refuge situé 1 rue Malot à Montreuil.

Le refuge

A leur arrivée, ils sont enregistrés puis mis en cages individuelles. Ils sont tatoués, stérilisés, déparasités, soignés si nécessaire.
Les chats libres restent environ une semaine en cage individuelle.
Les chats mis à l’adoption restent en cage individuelle le temps de leur convalescence, puis vivent en collectivité dans le refuge, jusqu’au jour de leur adoption.

Adoption

Environ 200 chats sont adoptés chaque année dans notre refuge.

Gestion des chats libres

Après avoir capturé les chats, ils sont tatoués et stérilisés, déparasités, soignés si nécessaire. A l’issue de cette étape, ils retournent sur leur lieu de vie initial et sont suivis par des protecteurs ou des habitants.

Certains chats capturés sont relâchés et continue à vivre sur leur lieu de vie initial. 3 conditions doivent être réunies :

  • Un site dédié aux chats
  • La présence d’un ou plusieurs nourriciers
  • Le suivi sanitaire assuré par ACR

Les sites dédiés aux chats

Un espace est clôturé sur des espaces publics (squares, parcs, hôpitaux, …). Les chats s’y abritent et y mangent. Une nourriture pour chat est déposée quotidiennement par un habitant bénévole que nous appelons un nourricier. Ce dispositif ne doit être accessible qu’aux chats. Un site disparaît à un endroit, un autre se reconstitue ailleurs. Dans une même cité, 2 nourriciers donnent à manger aux mêmes chats sans se connaître.

Site dédié, géré par ACR Site dédié, géré par des habitants
Site dédié du comité de l’Ecole du Chat de Paris

Abri-chat mobile

Cet abri permet la sédentarisation de chats sur un lieu déterminé en les protégeant des intempéries.
Il peut être constitué de différents matériaux mais présente une structure solide et pérenne. Les abris peuvent être individuels (boites en polystyrène) ou collectifs (abris de jardin). Ils sont intégrés dans le paysage selon les situations.

Ci-contre:
Abri chats du comité de l’Ecole du Chat de Paris
Ci-dessous:
Resto-chats du comité de l’Ecole du Chat de Paris

Resto-chats

Cette structure solide permet de mettre à l’abri, l’eau et la nourriture déposées par les nourriciers. Le plan de dépose doit être facilement nettoyable. Grâce à ces restos-chats, l’environnement reste propre, sans gamelles apparentes ou autre papier dispersé par le vent.

Ces différents mobiliers ne constituent pas des investissements lourds. Néanmoins, ils doivent être construits et installés de manière professionnelle afin d’assurer une pérennité dans le temps et donner un aspect de propreté.

Rôle du nourricier

Chaque ville compte des nourriciers. Vilipendées par certains, ces personnes ont besoin dans bien des cas d’aide et d’assistance. Elles contribuent aujourd’hui à organiser une présence sereine des chats sur la ville et jouent en cela, un réel rôle de veilleur sanitaire.

Le nourricier connaît son site et son groupe de chats. Il peut ainsi repérer un nouvel arrivant et alerter l’association. Le chat est alors capturé, identifié, stérilisé et bénéficie comme les autres, des soins vétérinaires dont il a besoin. Il prévient les pouvoirs publics et l’association s’il observe une situation anormale, afin de prendre des mesures respectueuses des animaux et de l’environnement.

Ces pôles de vie permettent aux chats de vivre libres mais en bonne santé et dans de bonnes conditions.

Un réseau de veilleurs, s’il est organisé, est une chance pour la ville, entre autre en cas de pandémie.

Au-delà du fonctionnement du refuge et de la gestion des chats libres, ACR s'occupe du lien affectif et social entre l'homme et l'animal.

Activités sociales

A la demande d’une collectivité locale (mairie, conseil général, hôpital, assistante sociale…, notre association intervient chez des particuliers :

  • Si le logement est déclaré insalubre
  • Si un animal est victime de maltraitance
  • Si le propriétaire du ou des chat(s) est hospitalisé et vit seul, s’il décède, s’il est incarcéré, s’il est victime d’un accident de la vie

Dans ces cas, A.C.R. capture les chats dans l’appartement ou la maison et le(s) prend en charge. Ils sont tatoués et stérilisés, soignés si nécessaire. Selon la situation, ils sont ensuite rendus à leur propriétaire ou mis à l’adoption au sein de notre refuge.

Nous sommes en mesure de prendre en charge d’autres espèces d’animaux. Grâce à notre réseau ils pourront être accueillis par d’autres associations spécialisées.

Sensibilisation pédagogique

La question de l’animal est un prétexte pour montrer qu’au sein de la cité, l’autre, cet inconnu, peut être une chance, un atout si l’on apprend à le connaître et si on lui donne sa place.

  1. Traiter la question de l’animal à l’école
    Nous proposons de fournir une mallette pédagogique aux professeurs des écoles qui le souhaitent afin de traiter des questions de citoyenneté à partir de l’animal :
    • le respect de l’autre, celui qui n’est pas comme moi
    • l’étrange ou l’étranger
  2. Traiter la question de l’animal lors de manifestations
    Depuis 10 ans, nous organisons avec la ville de Fontenay-sous-Bois, une journée de l’animal. Nous organisons des manifestations culturelles et sociales sur les relations hommes/animaux.

Au travers de ces quelques propositions, vous voyez qu’il ne s’agit plus seulement de traiter de la question du chat mais bien de prendre en compte le contexte dans lequel il se trouve et d’apporter les réponses appropriées.

Médiation

En cas de conflit entre des particuliers ou avec des services municipaux, nous proposons d’intervenir en tant que médiateur de la présence animale en ville.

La médiation sociale est définie "comme un processus de création et de réparation du lien social et de règlement des conflits de la vie quotidienne, dans lequel un tiers impartial et indépendant tente, à travers l’organisation d’échanges entre les personnes ou les institutions, de les aider à améliorer une relation ou de régler un conflit qui les oppose" (définition européenne établie en 2000, par 43 experts de 12 pays européens).

Le préalable à la médiation est de reconnaître qu’on a affaire à un conflit de valeurs et non à des comportements « anormaux » qu’il faudrait modifier ou interdire. Il n’y a pas celui qui a tort et celui qui a raison. La médiation accueille le désordre.

Objectifs de la médiation :

  • organiser la vie des chats libres dans le cadre de l’article L211-27 du Code Rural (6 janvier 1999)
  • Rétablir les liens avec le nourricier

Etude de terrain

L’association réalise des études relatives à la présence de population de chats libres en établissant :

Un diagnostic
Nous établissons une photographie de la situation de la ville en terme de présence de population de chats libres, lieux de vie, nombre de chats, de nourrisseurs, état sanitaire des animaux, type de nourriture, relations des nourrisseurs avec la Mairie.
  • Localiser et référencer les sites de vie des chats
  • Quantifier le nombre de chats sur la ville
  • Connaître l’organisation des systèmes existants de protection des chats
Des préconisations
A partir de cet état des lieux, cette phase comprend :
  • une analyse des besoins
  • un plan d’actions
Une restitution de l’étude
Un rapport détaillé est remis aux représentants de la ville avec une présentation orale.